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Formol

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1 Formol le 6/7/2012, 02:21

Laisser sortir le monstre
Ce fils de pute balaye un moment frenchy
De retenue, d'éducation
Qui va bousiller tout le reste
La saveur pleine de son texte
Avant de dire que
Que Hé petite on s'est connus quand t'étais jeune
Et maintenant tu t'en souviens certainement pas mais c'est pas grave
Moi je vais sur facebook
Je regarde les gens comme tout le monde passe son temps à faire
avec le vice
Et je regarde les photos de ta petite sœur
Et je me rappelle comme tes seins étaient bien tendus alors
Et je me branle.

Parce que j'ai des journées de merde
Remplies de merde
De gens de merde de soucis de merde pour des choses qui n'existent pas
Et que j'ai tout perdu à cette unique flamme
De cette conscience aiguisée de mon angoisse que j'avais alors
Et des travers de porc que je m'enfilais par douze en l'attendant alors

Puis gros laid je suis devenu, mais toi tu es devenue aussi laide
En plus débile salope, que moi

Et je vous tourne tous
Je vous tourne à tous un visage angélique,
J'hésite avant de toucher vos épaules car je suis un tas de matière angélique
Un genre de Jésus Père
Bande de cons

Mais maintenant dis-moi où
Dis-moi où Mère Jésus
Je sais qu'on pourrait faire des saloperies au bout d'une nuit noire et techno
Pas trop ivres tous les deux si jamais pour une fois j'y arrive
Et que je te baiserai sur le petit matin
comme un petit matin qui baise évidemment

Et je sais que je vais avoir dans la bouche au réveil le goût de ta salive
Encore plus écœurant mêlé au goût de bière
On se réveillera doucement
Et on aura si plus rien à se dire qu'on se demandera
Si le langage existe vraiment.

On rentrera chez nous
Et puis alors
« Mais vous tous bande idiote
Vous êtes vieux vous êtes cons vous portez des chemises
Qu'est-ce qu'on fait ? Là je glaviotte
Et je me cogne contre moi »


Laisser sortir le monstre
C'est bien beau tout de même un prolo qui écrit
Alors que les prolos les vrais ne savent pas lire madame

Nous sommes là tous comme autant de cons
Simulacres de confessions
Vers libres importés à la française, à nous terrifier de boisson, de drogues,
De putes, de kérosène
Et tous d'être si fiers, si factions salaces en le bide.

Mais maintenant je reconnais les gens dans le métro
J'ai reconnu aujourd'hui la si belle mère jeune avec un cul serré comme jamais j'avais vu ça sur une jeune mère avec un bleu sur la gueule et l'air engourdi de bonheur qu'elle avait alors, le contraire de l'air effarouché des vieilles rouges qu'on voit à Fives, avec son mioche entre les bras qu'elle avait alors et sa petite sœur qui la regardait rire à se dire moi aussi j'en veux un.

Je reconnais les grosses putes avec des shorts si courts sur leurs cuisses pleines de gras et noires avec un chewing-gum et tartinées sur la gueule pour aller à la baise, une baise si sale que j'en voudrais même pas, et qu'il faut être sacrément taré avoir sacrément mal pour elles
Bande de putes

J'ai reconnu aujourd'hui la si belle mère, d'abord sa sœur en fait qui m'avait plus marqué car elle avait l'air vierge, même si trop jeune encore pour être entreprise ; elle partait la mère.
Elle avait un châle blanc qui tombait, maîtrisé quelque chose de dingue, et des chaussures pas trop dégueulasses pour une jeune mère battue
Elle a fait la bise à sa sœur qui riait encore avec l'air de se dire,
encore et elle lui a dit tout aiguisée avant de s'embarquer
de faire attention

Je ne la sauve pas. J'aurais bien voulu la baiser parce qu'elle avait l'air libre, pas libre Libre juste libre, transhumante en attente du prochain bleu, et j'ai pensé à son gosse où il pouvait bien être et j'ai imaginé que le père bourré était rentré et qu'il avait marché dessus, et qu'elle ça ne lui faisait rien de plus que cet air fermé froid méfiant mais trop bonne qu'elle arborait, son fils en compote si rouge injectée de sang, la calotte crânienne de son fils ramenée au même agglomérat que la cervelle de son fils, rien de plus que cet air fermé sans la souffrance un peu dur, dur pour elle, montrer dur simplement, j'ai regardé son oeil et son autre oeil successivement, son regard était noir.

Complètement fermée au métro de sa nouvelle vie. Sa valise noire entre les genoux.
Plus tard je l'ai revue alors que je sortais du monoprix
Qui demandait sa route
Elle aurait pu me demander !

J'ai eu envie
De lui proposer de venir passer une nuit à la maison
Lui déplier un canapé et la laisser dormir, mais j'y ai renoncé pour ne pas lui faire peur.

Maintenant, dis-moi où
Dis-moi où Mère Jésus
De toute façon tu sais bien que je me suis branlé dans les buissons comme un Jésus, gris
Mais trop jeune encore pour faire des multiplications

Tu sais que mon loisir c'est de masturber dans ma tête des moines tibétains si fort qu'ils deviennent de vrais abstinents.
Tu sais que je ris tout de même à les voir claudiquant
Qui s'éloignent endoloris sous leur toge rouge

Je ne les sauve pas. Un a fait des dessins avec sa verge sur le sable
À n'y rien comprendre, il la frottait si fort qu'il pisse toujours du gravier d'ailleurs.

Et il a dessiné quelque chose que je ne comprendrai jamais,
Parfois je me demande si je ne suis pas pédé.

J'efface tout !
Pardon Mère Jésus
Pardon Pardon tu sais
Ce n'étaient pas des fautes
Juste des faux sanglots
Ce que j'attendrais bien, à l'aube, on ne sait pas vraiment s'il pourrait s'y trouver

Vétuste flique,
Amen à tes largesses
Je ne t'ai jamais trop rendu ce qu'il me reste

Vétuste flique
Stupide robustesse
Alors que je devrais quand j'aurais pu encore une fois te laisser me venir
Je rentrerai chez nous
Et puis alors
Stupidité camphre et drôle d'air aride
En tête après que j'aurai brûlé une Église
Enfin je pourrai cesser d'en parler

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2 Re: Formol le 6/7/2012, 02:26

Sinon, j'ai mis une demi-heure à trouver comment on poste un truc.
Je suis un gros gogol.

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3 Re: Formol le 6/7/2012, 07:40

ça roxe!

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4 Re: Formol le 7/7/2012, 22:33

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5 Re: Formol le 8/7/2012, 06:52

Excellent comme toujours sister ce que tu as fait!
Kiss-kiss!

Voir le profil de l'utilisateur http://bissecta.blogspot.com/

6 Re: Formol le 8/7/2012, 11:58

yep merci à toutes les deux !

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