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L'enfance de Hitler - Alice Miller

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lire l'article entier sur le site www.alice-miller.com

L'enfance d'Adolf Hitler

Pour Alice Miller il n'est pas vraiment étonnant qu'un être humain vi[ve] sous l'emprise de haines aberrantes, et qu'un pays tout entier bascule dans la folie à sa suite. En effet, notre comportement est plus souvent influencé par des émotions irrationnelles, qui plongent leurs racines dans notre petite enfance, que par notre raison.
"D'après les documents dont nous disposons, écrit Alice Miller, nous pouvons assez facilement nous faire une image de l'atmosphère dans laquelle Hitler a grandi. La structure de sa famille pouvait être considérée comme le prototype du régime totalitaire. La seule autorité incontestée et souvent brutale y est le père. La femme et les enfants sont totalement soumis à sa volonté, à ses caprices et à ses humeurs ; ils doivent accepter les humiliations et les injustices sans poser de question et même avec reconnaissance ; l'obéissance est leur premier principe de vie".
Les nombreux biographes du führer ont mis en doute les récits que lui-même et ses sœurs ont faits de la brutalité de son père. Selon Alice Miller, les biographes s'identifient inconsciemment aux parents plutôt qu'à l'enfant battu.
La lecture qu'elle propose des divers textes est irréfutable : le petit Adolf" était déjà battu sérieusement à trois ou quatre ans, et apprit peu à peu à refouler ses sentiments et à devenir aussi impassible que les héros des romans d'aventures qui le fascinaient : "Il avait lu, dans un roman d'aventures, que le fait de ne pas exprimer sa douleur constituait une preuve de courage : "Je décidai alors de ne plus jamais pleurer quand mon père me fouetterait. Quelques jours plus tard, j'eus l'occasion de mettre ma volonté à l'épreuve. Ma mère, effrayée, se réfugia devant la porte. Quant à moi, je comptais silencieusement les coups de bâton qui me cinglaient le postérieur". (Souvenirs d'Hitler racontés à une de ses secrétaires).
Ancien fonctionnaires des douanes, le père d'Hitler ne quittait jamais son uniforme. "Même retraité, écrit un biographe, il avait conservé la fierté caractéristique de l'officier de la fonction publique et exigeait qu'on s'adressât à lui en lui disant Monsieur et en l'appelant par son titre (...). Il avait instauré dans son foyer une sorte de dictature familiale. La femme lui était soumise, et pour les enfants, il avait la main rude. C'était surtout Adolf qu'il ne comprenait pas. Il le tyrannisait. Quand il voulait le faire venir, l'ancien sous officier sifflait avec ses doigts dans la bouche".
Alice Miller compare le père d'Hitler, "qui fait rentrer son enfant en le sifflant comme on appelle un chien", aux gardiens des camps de concentration, et l'impuissance de l'enfant de quatre ans, qui ne comprend pas pourquoi son père ivre le bat, à celle des juifs sous le troisième Reich. Le père d'Hitler était né enfant illégitime, dans des circonstances qui pouvaient laisser croire que sa mère, domestique chez un bourgeois juif, était enceinte de son patron comme il a payé pendant 14 ans la pension pour Alois, le père d'Adolf.
Les règles de la pédagogie noire obligeaient l'enfant Hitler à respecter le père tout puissant dans son uniforme impressionnant, mais plus tard, rétrospectivement, il put d'une part le haïr et le mépriser en considérant le notable hautain comme un bâtard à moitié juif, d'autre part étendre sa haine aux juifs en général.
Les enfants battus ne deviennent pas tous les Adolf Hitler (heureusement). En dehors de ceux qui se vengent su eux-mêmes, comme Christiane F., ou sur leurs propres enfants, nombreux sont ceux qui peuvent confier à un parent aimant et compréhensif le sentiment de désespoir qu'engendre la brutalité de l'autre. Selon les biographes, la mère d'Hitler "aimait beaucoup son fils et le gâtait". Alice Miller remarque que "cette formule renferme en elle-même une contradiction, si aimer signifie être ouvert et sensible aux véritables besoins de l'enfant. C'est précisément dans le cas inverse que l'enfant est gâté, c'est à dire comblé de faveurs et de cadeaux dont il n'a pas besoin, à titre de substitut de ce que, du fait de ses propres manques, on n'est pas en mesure de lui donner. L'excès dans ce sens trahit donc un véritable manque que la suite de la vie confirme. Si Adolf Hitler avait véritablement été un enfant protégé et aimé, il aurait à son tour été capable d'amour. Or, ses rapports avec les femmes, ses perversions et d'une façon générale son rapport distancé et froid aux autres montrent bien que d'aucune façon, il n'a connu l'amour".
L'amour excessif, maladif, forcé, que sa mère portait au jeune Adolf s'explique par les évènements épouvantables qui ont précédé sa naissance. En l'espace d'un mois, la mère d'Hitler a perdu ses trois premiers enfants, âgées de trente et un mois, seize mois et trois jours, qui ont succombé à la diphtérie après s'être contaminés mutuellement. Treize mois après le drame, Adolf naissait.
Il semble impossible qu'une mère aime un enfant de façon naturelle, d'un amour assez puissant pour le protéger contre un père auquel elle-même est absolument soumise, dans ces conditions.
"Que se passe-t-il chez un enfant, demande Alice Miller, lorsqu'il voit constamment cette même mère qui lui parle d'amour et d'affection, lui prépare soigneusement à manger et lui chante de belles chansons, se changer en statue de sel et assister impassible au spectacle de ce fils battu jusqu'au sang par son père ? Que doit-il ressentir alors qu'il espère toujours en vain son aide; comment doit-il se sentir alors que dans sa torture il espère toujours qu'elle fera intervenir son pouvoir, qui est à ses yeux immense ? Or cette intervention salvatrice n'a pas lieu. La mère regarde son enfant humilié, moqué, torturé, sans prendre sa défense, sans rien faire pour le libérer, elle se rend par son silence solidaire des tortionnaires, elle livre son fils. Peut-on attendre d'un enfant qu'il le comprenne ? Et peut-on s'étonner que son amertume s'étende aussi à la vision qu'il a de sa mère, même s'il la refoule dans l'inconscient ? Consciemment, cet enfant aura sans doute le sentiment d'aimer intensément sa mère ; plus tard, dans ses rapports avec les autres, il aura toujours le sentiment d'être livré, exploité et trahi.
"La mère de Hitler n'est certainement pas une exception, c'est au contraire encore bien souvent la règle, sinon même l'idéal de beaucoup d'hommes. Mais une mère qui n'est elle-même qu'esclave peut-elle vouer à son enfant le respect dont il a besoin pour développer sa vitalité ?".
On a pris l'habitude de considérer Hitler comme une sorte de génie satanique, apparu sur terre de façon aussi inexplicable que Mozart et autres génies angéliques. Alice Miller donne une explication, beaucoup plus détaillée que les quelques extraits ci-dessus, qui ne satisfera peut-être pas tous les historiens mais dessine un arrière plan réaliste, convaincant, terrible, aux actes du führer et à des déclarations comme celles-ci : "Ma pédagogie est dure. Il faut éliminer la faiblesse. Dans mes Ordensburgen, nous formerons une jeunesse dont le monde aura peur. Je veux une jeunesse violente, dominatrice, courageuse et cruelle. Il faut qu'elle sache endurer la souffrance. Elle ne doit rien avoir de faible ni de tendre. Que l'éclat de la bête féroce libre et magnifique brille à nouveau dans ses yeux. Je veux que ma jeunesse soit forte et belle ... c'est ainsi que je pourrai créer l'ordre nouveau."

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