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métaphysique de la viande / roman à suivre

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bon, alors, vu mon retour sur ce forum se fait un peu tardivement, voici le... vingt-deuxième épisode de ce roman.

on peut considérer ça comme un pitch. et en suivant le lien, on tombe sur le site, et sur le site, c'est comme dans télé sept jours, ceux qui ont raté le début sont pris en charge.

enjoy et bonne lecture.


*



METAPHYSIQUE DE LA VIANDE, VINGT-DEUXIEME EPISODE

7

Ombric nettoyait le van. Il fumait une cigarette. Un vent frais et chargé de sel venait de la mer. Chloé le rejoignit. Elle fumait un pétard.
–– Gulcan veut te voir.
–– OK.
–– Il est dans la grande chambre.
Il hocha la tête et laissa tomber l’éponge par terre. Il traversa le parc envahi de moucherons jusqu’à la villa. Il traversa le salon. Melissa se préparait une ligne de coke. La télé était allumée. A l’étage il y avait trois chambres. Dans la plus grande se trouvaient Gulcan et Louise et des projecteurs qui les éclairaient vivement. Gulcan était allongé sur le lit. Il se leva quand Ombric entra. Louise se déshabillait. Elle continua. Planqué quelque part un grillon stridulait.
–– Le matos est en bas. Commencez. C’est juste essai, on s’en branle. OK ?
Ombric a souri tristement. Louise était menue. Elle avait la peau mate, de petits seins, une chatte lisse, des hanches étroites, des articulations fines, une figure enfantine, des piercings et des tatouages un peu partout, surtout une rose sur le ventre dont les racines s’étendaient jusqu’à la chatte. Elle sentait l’herbe et la transpiration. Ombric s’est dessapé. Malgré les douches prises les jours précédents il puait encore la crasse. Louise eut un air dégoûté.

lire la suite : http://metaphysiquedelaviande.blogspot.fr/2012/05/vingt-deuxieme-episode.html

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soit
merci
pas de quoi
ça va bien
ça va

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METAPHYSIQUE DE LA VIANDE - VINGT-TROISIEME EPISODE

SEPTIEME PARTIE

(Suite du blog de Claude Zecke)

1

Il y a les trucs dont je suis fier et les trucs dont je suis pas fier.
Mon pire souvenir c’est quand j’ai tout perdu, quand je suis allé en prison. Toutes mes affaires étaient chez ma mère et puis ma mère est morte entretemps. J’ai été averti trop tard. Mon frère a tout récupéré, tout a été vendu ou jeté, et aussi ma collection d’articles. J’avais collé dans un classeur les articles qui parlaient de moi, après la mort de Bourdon, les photos et les comptes-rendus d’audience. La presse en avait pas mal parlé. J’avais une douzaine d’articles assez long et quelques entrefilets. Mon frère a foutu tout ça en l’air, je l’ai su plus tard, quand je suis sorti, et que je n’avais plus rien.
Il y a les filles que j’ai violées, aussi. Il n’y en a pas eu beaucoup. Il y en a eu seulement trois et puis ensuite j’ai changé, je n’ai plus violé que dans ma tête.
Pascal se demandait ce qu’il y a dans le vide qui peut nous faire peur et maintenant je connais la réponse. C’est nous-même. La confrontation sans distraction, sans échappatoire, avec nous-même. C’est sans doute ça le fameux jugement dernier. Ce moment très bref où on passe de la vie à la mort, où on quitte l’univers, ou le monde s’en va sans nous et pendant un instant il ne reste que nous. Qu’il y a-t-il d’autre à faire, à ce moment-là, que s’observer ? Et à mon avis la complaisance ne doit pas être la réaction la plus commune. On doit être sans doute notre juge le plus sévère. Je n’ai pas hâte d’expérimenter ce moment, et pourtant je suis impatient de mourir. Je n’ai pas hâte de ce jugement dernier. Je suis pressé d’arriver dans l’oubli.

cliquer ici pour lire la suite :
http://metaphysiquedelaviande.blogspot.fr/2012/05/vingt-troisieme-episode.html

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Castration chimique ou bien ?

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hein ?

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Scuzz j'ai pas été clair
Il y a les filles que j’ai violées, aussi. Il n’y en a pas eu beaucoup. Il y en a eu seulement trois et puis ensuite j’ai changé, je n’ai plus violé que dans ma tête.

Je voulais dire: comment le mec a fait pour changer, comment renoncer à des instincts visceraux.

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ah. bonne question. comment font les gens pour changer ?

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Du moins comment pour toi, ce type a réussi

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tu as lu ce bouquin depuis le début, ou bien juste cet extrait ?

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Juste cet extrait.
La réponse à ma question se trouve plus tôt donc...

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je ne sais pas quelles réponses à quelles questions se trouvent dans ce bouquin, et je ne sais pas davantage à quels endroits on peut les trouver. la seule chose que je puisse te dire, moi, c'est que tout ce que j'ai à dire de cette histoire se trouve dans le bouquin.

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C'est juste pour argumenter ton post man, rien de méchant

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est-ce que j'ai dit que je te trouvais méchant, "man" ?
tu me poses une question, j'y réponds.
par contre, je ne vois aucun argument là-dedans.

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Excuse moi pour le "man" Konsstrukt, c'est un peu trop language familier banlieue année 90, c'est vrai.
Un peu has been, j'ai du mal à évoluer, des vieux réflexes,
Je me fais familier pour montrer que je ne suis pas impressionné, je me galvanise, je me donne du courage.
je réponds à ta question ?
Bref.

là moi je suis sur un fourm, je vois un texte sur un mec qui viole mais qui décide de changer d'avis - dans ma petite caboche je me dis "tiens konsstruckt n'a pas creusé le sujet, il est passé à autre chose, Pourquoi ? J'ai loupé quelque chose ? dans les lignes suivantes il ne revient pas dessus"

.
Moi c'est le genre de sujet qui m'interesse: resilience, prise de conscience "raskolnikovienne" tu vois.
Je me dis tiens, je n'ai jamais parlé à konsstrukt, je vais faire d'une pierre deux coups
voir si le mec est sympa, si j'ai loupé un créneau
de là tu te remets derrière ton bureau et me renvois au roman
je te crois sur parole et comprends donc que la réponse à cette petite question de noob se trouve avant...
Après je sais pas trop ce qui se passe, incompréhension du net, mal luné, des problèmes familiaux, je peux comprendre, mais c'est pas hyper fun.





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toi, pour commencer, tu vois un texte sur un mec qui viole et puis qui change d'avis parce que tu lis douze lignes situées vers les trois quarts du roman.

ensuite, tu viens me poser des questions qui ne m'intéressent pas, mais je tente d'y répondre du mieux que je peux. je ne sais pas si tu te rends compte, quand même, que tu me poses des questions concernant un personnage de mon bouquin. tu t'attends à quoi, au juste ? que je te raconte sa vie ? donc, je répète : tout ce que j'ai à dire sur ce type se trouve dans les pages de ce foutu bouquin. le reste (jugements moraux, interprétations, mise en question, doute), c'est l'affaire des lecteurs, pas la mienne. je ne bouffe pas tous les dimanches avec les personnages de mes bouquins. je ne suis pas plus en mesure que toi de leur demander de me raconter leur vie.

et pour finir : non, je ne suis pas hyper fun. le malentendu vient certainement du fait que je ne suis pas sur un forum pour tailler une bavette, mais pour proposer à la lecture le résultat de mon travail, et laisser éventuellement le champ libre aux lecteurs pour qu'ils expriment leur opinion. mais le dialogue est une option, il n'a rien d'obligatoire.

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Merci pour ta réponse
Je sais à quoi m'en tenir
Bonne continuation dans ta démarche

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METAPHYSIQUE DE LA VIANDE, AVANT-DERNIER EPISODE

3

A la fin de la nuit c’était toujours aussi chaud et humide. La pluie avait cessé mais ça faisait aucune différence, je dégoulinais pareil. J’étais épuisé à ne rien faire. Par ce climat, juste mettre un pas devant l’autre ou simplement respirer, ça vous pompe toute votre énergie. En plus moi je manquais de repos et j’avais rien bouffé depuis la veille. J’étais en planque à côté d’une boutique où on pouvait acheter des bijoux en plastoque, des DVD piratés et des portes-bonheur, j’attendais que le vieux se décide enfin à fermer. J’avais choisi celle-là sans raison particulière, à part que le quartier avait l’air pas trop fréquenté ni trop surveillé par les flics. J’avais aucune idée de l’endroit où je me trouvais. Je m’étais simplement trainé toute la nuit d’un quartier à l’autre à la recherche de l’inspiration et j’étais arrivé là. Il me semble que le fameux marché flottant était pas loin, ça me faisait une belle jambe. Je me suis un peu réveillé quand le vieux a éteint toutes ses lumières. Le ciel commençait à devenir gris. Je me suis dégourdi les membres, j’étais enkilosé, les mauvaises courbatures des nuits blanches. Quand il est enfin sorti pour baisser son rideau de fer je me suis mis en route et les premiers rayons de soleil ont fait étinceler les sommets des buildings du quartier d’affaire, on se serait cru dans un film. Il s’est passé deux ou trois secondes le temps que j’arrive à sa hauteur, deux ou trois secondes pendant lesquelles j’ai gambergé alors que je voulais rester concentré mais c’était plus fort que moi. Flic, taulard, privé à la manque et maintenant braqueur, j’avais tout fait. Toutes les conneries possibles, j’avais donné dedans comme le pire des débutants ! Et braqueur pourquoi ? Pour poursuivre une enquête qui n’intéressait plus que moi, une enquête qui aurait du prendre fin à l’instant même où Owzarek avait calanché. Une enquête pour rien, une enquête pour personne.

lire la suite :
http://metaphysiquedelaviande.blogspot.fr/2012/05/avant-dernier-episode.html

et n'oubliez pas l'angoisse numéro 2 !
http://www.revueangoisse.blogspot.fr/

et n'oubliez pas la soirée angoisse et travelos le premier juin !
http://www.facebook.com/konsstrukt?ref=tn_tnmn#!/events/351273798269167/

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METAPHYSIQUE DE LA VIANDE - DERNIER EPISODE

5

Quand j’ai rencontré Emmanuel Ombric il était occupé à décapiter une femme qu’il venait de tuer d’un coup de couteau dans le coeur. Il commençait à avoir le coup de main. C’était quatre heures du matin, dans un quartier désert derrière le port, là où jusqu’à deux heures on trouvait les putes les moins chère de la ville, et plus personne après. J’avais terminé mon enquête. Je me promenais à cet endroit pour trouver le calme, pour décider de ce que je devais faire, tenter le coup auprès de Myriam ou bien mourir ici et qu’on en parle plus. Le silence, les murs lépreux, la proximité de gens qui me ressemblaient, de pauvres types sans un rond et dont personne au monde n’avait rien à foutre, m’aidait à réfléchir et à assimiler toutes les horreurs que j’avais apprises depuis que je m’étais lancé dans ce merdier. Ce soir-là il ne pleuvait pas mais l’air brumeux était chargé d’humidité.
Ombric a brandi vers moi sa lame pleine de sang, j’ai sorti mon flingue.
–– Et bin flingue-moi, pauvre con, t’attends quoi ?
Il avait un regard timbré et un air hargneux. La tête était décollée aux trois quarts. Je me suis approché. Je continuais à le tenir en joue. J’ai percuté qu’il était français, ça m’a fait sourire.

lire la suite :
http://metaphysiquedelaviande.blogspot.fr/2012/06/dernier-episode.html

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