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L'ensanglantée

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1 L'ensanglantée le 4/5/2012, 20:19

L'ENSANGLANTEE
P.lol
Bissecta




Elle se promenait nue dans le métro
pour nettoyer mes plaies avec de l'eau de javel

voyez ?

L'ensanglantée ne nettoyait pas ses plaies à elle ?

Mais était-elle sanglante de son sang à elle ?

Tiens, du coup après ta remarque, ça m'a fait penser à Bloody Mary...

Sa parole était de fer.
Elle n'allait pas jouir comme une camarade.

Sa peau était unaire
et ses caresses divisionnaires

en l'effleurant


Mais elle mangeait le trop-
intime.

La maline...

Sa soif s'est étendue.
Mon ventre s'y épanche.

Tranquillement à demi-mots ils vont relever le cimetière.

Puisant au désir trop longtemps retenu des morts.
Elle témoignera de leur lubricité pour deux.

Les pluies l'ont lavée.
Les laves relevée.

La lave l'a armée.
L'âme lovée.

Pourtant elle se forçait
à ne plus exister.

Et elle appelait ça
extase.


Au déni du verbe
qu'elle soit

merveille sanglante

Au déni du demain
les pieds sanglés

Au dédire placide
la main perle rouge

À la nuit huileuse des rêves
la lubrification atroce
comme une peau qui ne serait que muqueuse.

Déliquescence du cadavre aquatique
suspendu à ses glaires
au sein de sa soif

La javel.

Le flottement de la peau du visage.

Elle est bue
et les plaies parlent

Ses bouches - elles écrasaient
les yeux et les organes des autres.

J'ai repris le métro par la suite.

Je l'ai retrouvée là, baignant
dans une flaque de sang. Le sang
lui  recouvrait pudiquement les mains,
les yeux. Pas la lumière.

Il n'y avait pas de lumière.

Noir.
Ne pas, ne pas oublier de coudre les paupières.

Ne pas percer les veines sous les caresses
trop abruptes, ne pas délier le sol humide.
Je m'achevais en elle.

Avec ses yeux qui lavent l'âme
et la pluie intime des frissons soudant ses failles.

Sa sueur sanglante que je buvais à même la peau
quand elle perçait mes yeux comme des œufs

prête à gober

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