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Koba partie 1

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1 Koba partie 1 le 5/10/2011, 15:14

Après avoir tant pleuré et tant fondu dans ce trou à rat inutilement profond, elle ne pouvait plus continuer. Il fallait qu'elle parte tout essayer : changer de vie, de problèmes, de manière d'être et de déhanchement abruti. Et de religion. Maintenant que son maquillage avait implosé en elle et que ses plaies béantes engouffraient son âme, elle avait la force de sortir de son lit. Sortir en volant le portefeuille du minet avec qui elle avait baisé sans raison. Comme ça, parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Elle prit les clés de la bagnole du pédé et partit sans autre adieu qu'un vrombissement motorisé. Elle allait partir pour vomir dans tous les binets, partir pour fuir le sac de cellophane mort dans lequel elle s'était enfermée dés 18 ans. Sortie d'études, copines branchées et grosses poufiasses en perspective. On en vient très vite à danser et pas si bien que ça, autour d'une poutrelle. Personne ne remarque sa morosité vu qu'elle a le corps adéquate, ravivé par les néons. Seulement tout ça c'est finit et elle se croit sur une autoroute à vitesse libre, l'expression de mort masquée par un sourire complètement weedé. La caisse tressautant à chaque cailloux comme si un oursin pouvait la faire exploser. Mais où aller ? Que faire pour débuter ? Attaquer très fort ou se tuer à petit feu ? Arrête de réfléchir, t'es censé avoir le cerveau d'une femelle castor écrasé, fais comme elle. Écrase. Ils allaient en bouffer, tout le monde se souviendrait d'elle comme d'une brume verdâtre au parfum de Zyklon-B. Mais la déprime l'accompagnait et elle voulait encore se venger sur une de ces tantouzes croyant avoir tout vécu. Elle acheta 300 grammes d'amphét' et se fit péter le caisson, tous les os du crâne comme il se doit. Pendait qu'elle se voyait embrayer sur une autre autoroute qu'elle savait pas où rien la menait, elle réfléchissait presque. Et sa putain de migraine l'emmerdait. Elle préférait boire que baiser maintenant. Boire jusqu'au désespoir faussement amoureux, jusqu'à la mort craspec et la putréfaction toute vivante. Elle croyait vouloir tout ça mais le seul truc qui l'aurait fait jouir était un appart (30m²) avec une baignoire remplie (100 litres pour 3m²) et une grande tasse de thé (15cl pour 0,1m²). Elle ne se maquillerait plus – l'aurait-elle fait si elle ressemblait à une créature moitié moine moitié phoque ? - et aurait perdu le sens de la conversation. Elle trouverait la tranquillité dans la solitude, passant son temps à porter de longues robes à fleurs et boire du thé au balcon. En rêvassant pendant des milliers d'heures. Un peu de café de temps en temps histoire de se rappeler son ancienne vie plus corsée.
Je ne sais pas si vous avez trouvé ce plaisir, de mes grandes tristesses je cherche encore. Putain.

Voir le profil de l'utilisateur http://rendez-moi.deviantart.com/

2 Re: Koba partie 1 le 5/5/2012, 20:17

J'ai mis mon sang sur la table, l'encrier est pour vous, je vous le laisse,
sur une grande armoire jaune aussi vous trouverez, une malle entouré d'un papier kraft,
de grâce, le papier kraft, ne le déchirez pas, je le garde,
ouvrez la boite, de votre frimousse mignonne, mimez, la femme curieuse,
vous êtes tellement jolie.
Vos jambes sont trop grosse, et vous ne vous épilez pas,
les squelettes ont raison, la mode, ça a du bon,
quand aux femmes longues dans les films américain, les péplums,
elles sont laide, c'est la télévision qui veux ça.
Sortez la chemise de lin, elle n'était là que parce que,
une boite, en haut d'une armoire, ne peut que contenir une chemise,
de lin, brune et légère. Quand nos enfants demanderons qui est leurs père,
vous direz, il arrive, il est derrière la porte, il arrive,
ce n'est que plus tard bien sur que vous offrirez la chemise,
a mon fils, qui j'espère, c'est même sur, ne prendra pas soin de celle ci,
afin qu'il trace le chemin de sa vie, de culpabilité,
qu'il soit l'image de son père, mourant, vivant, mais avec une chemise brune de lin
Vous irez au supermarché, vous direz a ce qui vendent, rien à vendre,
car dans la vie, on se prête les livres, enfin c'était coutume,
vous direz ceci pour que tous, ils vous regardent avec attention,
alors, quand toute l'audition des vendeurs vous regardera vous direz,
rien à vendre, sauf mon corps. Vous verrez, vous serez banale.
Mon conseil vous sauvera la vie, ça m'enchante, de vous sauver la vie.
Quand à l'éducation des enfants, vous irez dans les grands immeubles du capitalisme,
choisissez un immeuble blanc, froid, héritier des lignes fortes et fades du nouvelle Empire,
entrez par la grande porte, en disant que le directeur du super marché vous envoie,
Prenez l'ascenseur, regardez vous dans la glace, surtout ne vous recoiffez pas,
n' appuyez sur aucun bouton, le miroir fera le reste. Qu'il soit doux !
Faite semblant d'adorer la tringle qu'il ramène chaque soir pour les rideaux,
conseillez lui Hotmail, les employés de Yahoo sont des ******** (rime en O, ne pas tenir compte du nombre d'étoile).
Prenez un amant, mais là, votre choix est libre,
j'ai laissé sous le four les adresses de quelques bar anarchiste,
c'est entre 2h00 et 3h47 que les jeunes hommes sont les plus beaux,
du matin j'entends. Si vous ne voulez pas d'amants, évitez d'avoir une, bonne copine,
vous êtes trop jolie pour devenir folle et pour moi, le traumatisme serait trop lourd
Voilà, l'armoire, la boite, la chemise, et les bouteille de médicament.
Si vous fuyez par le sud, passez par la campagne de Pau, puis les Pyrénés,
évitez l'Espagne. De mon coté, je continue à chercher une planette.
[Edité le 25/4/2003 par hurlantenova].
Pour sauvez un arbre, mangez un castor.

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